Loupiots en escapade (14)

Bonjour les amies copinautes ! J’espère que vous allez bien.

En août 2014, Fabrice rêvait de découvertes et de voyages.
En compagnie de Ginou son girafon, il espérait… et c’est arrivé !


Constatez-le ! Notre Fabrice n’a pas pris une ride. et fidèle à ses rêves, il vous propose aujourd’hui une escapade romantique à Vienne.
Cette fois Ginou est du voyage.

Laissez-vous guider dans l’un des plus beaux parcs de la capitale autrichienne : le Stadtpark.
Ce parc municipal à l’anglaise est aussi l’un des plus anciens, puisque ouvert au public en 1862.
Je vous souhaite une belle et verdoyante découverte à nos côtés !

(Photos extraites de notre séjour « en liberté » réalisé à Vienne en juin 2009).

Composés d’une grande variété d’espèces végétales, les espaces verts et les allées du parc offrent des niveaux de promenades toujours changeants, agrémentés de curiosités intéressantes.

Fabrice vous présente ses « coups de coeur » :

1- A Vienne, le temps s’égrène au rythme paisible de cette horloge fleurie aux gracieuses arabesques.
Les Viennois nomment affectueusement leur parc : « Notre jardin » (Unsere Garten). Mais ils savent en partager les beautés avec les visiteurs de passage.
Derrière l’horloge, se dresse un élégant édifice : le Kursalon (1867), à la fois salon de thé, lieu de concert réputé, et « temple » de la valse viennoise.
C’est ici que Fabrice a décidé d’apprendre … à danser la valse !
2- « Venez les amies ! Respirez ! Admirez ! » nous dit Fabrice.
Profitons de l’instant, des senteurs, des couleurs, et des bruissements de l’eau de cette fontaine rafraîchissante.

Mais un peu plus loin, le petit impatient presse le pas.
N’y a-t-il pas de ce côté la statue d’un célèbre musicien viennois ?

Mais oui ! C’est bien elle qu’il recherche depuis un moment !


3- « Ah… la voilà ! A ne pas manquer, les amies !
Les touristes et des Viennois l’adorent.
Je file devant, et vous me suivez. D’accord ?
4- « Trop beau ce monument ! » s’écrie Fabrice.
Le Mémorial à Johan Stauss fils (1923) est un hommage de Vienne à l’un de ses plus illustres musiciens. Sa renommée dépassait celle de l’empereur, paraît-il !
Savez-vous qu’il a composé plus de 200 valses ?
5- « Et si on s’avançait encore un peu ? » propose Fabrice.
La figure en bronze doré du grand musicien viennois est représentée en train de jouer du violon. Placée sous une arche en marbre blanc, elle est entourée d’un cortège de naïades inspirées de son chef-d’oeuvre : « le Danube bleu » (en fait, pas si bleu que çà !)
-« Un jour, je tâterai bien du violon… mais juste pour rire ! » promet Fabrice émerveillé par la beauté de la composition.

6- Au détour d’un bosquet ou d’une allée, de nombreux autres musiciens sont plus sobrement représentés…
Ici, la statue de Franz Schubert …Vous savez bien…
-« Euh… oui, c’est çà… le compositeur de « la truite ».
J’aime bien cet air-là. Big Chef l’écoute souvent ! »

Contournons l’étang, peuplé de cygnes et de paons…

7- Et passons devant le kiosque « Art nouveau ».
« Vous avez remarqué son élégant toit aux horloges !
On ne risque pas d’être en retard ! » se dit Fabrice.
Mais il est 17h 20, déjà !

Et puis prenons un peu de hauteur, car une autre curiosité nous attend.
Le parc est traversé par de nombreux petits ponts romantiques à souhait.
En effet, une petite rivière de 34 km de long le parcourt et le divise en deux : elle se nomme … la Vienne ! Eh oui, tout simplement !

8- Depuis ce pont métallique, nous découvrons l’unique endroit du parc où la rivière ressurgit à l’air libre, après un circuit en canal couvert. Les Viennois l’appellent « la Porte de la Vienne ».
La rivière occupe une petite partie du canal, permettant aux cyclistes et aux piétons de se promener à ses côtés.
Fabrice est ravi de cette surprise inespérée.
Il en redemande même…alors poursuivons la visite des rives de la Vienne.

9- Une petite grimpette pour profiter de la beauté des lieux.
Les berges ont été aménagées dans le style Art Nouveau (Jugendstil) à la fin du 19e s.
Kiosques, vases turquoise, balustrades, niches et escaliers de pierre semblent ainsi saluer à leur manière la résurgence de la petite rivière.
-« Prudence Fabrice ! Ne te penche pas ! »
-« Je me tiens au pilier, je me … cramponne ! » répond le chenapan.


10- Mais le polisson est aussi agile que coquin.
-« Coucou, je suis là, près des volubilis ».
De la margelle fleurie, Fabrice observe sur la rive
opposée les portiques et les colonnes Jugendstil aux motifs floraux de la station de métro de Stadtpark, l’une des plus belles de la capitale.
Le pavillon au toit vert en est l’un des majestueux accès.

-« Oh ! La sortie du parc est proche… L’escalier … c’est par ici ! »
-« La visite se termine alors » constate Fabrice.
« Mais j’espère que le petit circuit sélectionné vous a plu.
Girafon a apprécié gambader au rythme du beau Daube bleu… à moins qu’il ait préféré la frétillante mélodie de M. Schubert.
C’est une affaire de goût, n’est-ce pas ! »

Pour cette saynète-escapade n°14, Fabrice porte un ensemble réalisé en août 2014, composé d’une tunique Girafon (motif Jacquard original CréasdeMyjanie), d’un pantacourt, et de bottines assorties. (Ce modèle n’est plus en ma possession).

Fabrice et moi vous remercions de votre fidèle présence, toujours appréciée.
A une prochaine fois, et d’ici-là… portez-vous bien.

Amitiés

Myjanie

Loupiots en escapade (13)

Bonjour les amies !
Prêtes à partir à la découverte de nouveaux horizons ?
Virtuellement, tout devient plus simple : voyage sans risques ni fatigue, sans aucuns préparatifs, juste l’envie de se laisser dépayser par sa destination tropicale : l’ancienne Ile Bourbon (de nos jours La Réunion, perle de l’Océan Indien).

Partons sur le littoral ouest de l’île, du côté de St-PAUL, berceau des premiers colons arrivés dans l’île en 1663.
Swanny nous invite à la suivre en 2 étapes :

1 – Le tour des Roches :
L’itinéraire de 5 km (nous n’en ferons qu’une partie) contourne l’étang de St-Paul, patrimoine naturel unique sur l’île.
La rando s’annonce pleine de surprises. Le chemin vicinal est ouvert aux promeneurs de tous bords : marcheurs débutants, cyclistes du dimanche, galopins turbulents et autres visiteurs à quatre pattes… Jugez plutôt !


-« Salut les amis ! C’est l’heure de la balade ? »

Le sentier offre de belles échappées sur sa végétation luxuriante.
Soleil et ciel d’azur sont au rendez-vous de cette agréable promenade.
Swanny longe ensuite un plan d’eau envahi par les joncs et les roselières de papyrus.
-« Quelques poissons peut-être ? » (tilapias et anguilles)

Plus loin, des rires d’enfants attirent son attention. Elle approche de l’une des curiosités de cet endroit : une roue à eau métallique, dont la base plonge dans un petit canal bordé de cannas et de feuilles de songes.

C’est le seul vestige d’un ancien moulin à eau datant des années 1820.
Approchons-nous. Le coin est charmant et tout en nostalgie.
Cette roue, moderne et utile pour l’époque, produisait de l’énergie, puis a servi à moudre les blés, le manioc et le maïs cultivés tout près de là. Au début du XXe siècle, le moulin servait encore à irriguer les champs.
Très endommagée par la rouille, la roue a été remplacée en 2003.

Swanny a relevé ses cheveux. Il fait chaud, et la petite « pataugeoire » en contrebas ferait bien son affaire !
-« J’y vais ? Juste un peton…Oh, çà glisse ! »
Au loin, des enfants la regardent et l’encouragent de leurs cris.
-« Euh…Finalement je préfère rester sur le bord, près des cannas ».
La « marmaille »(mot affectueux pour parler des enfants) s’en donne à coeur joie sur le sentier qu’envahit l’eau du bassin.

2 – Puis destination… un coin de paradis :
-« Et si l’on partait vers l’étang de St-Paul ? » propose Swanny.
Classé en 2008 réserve nationale naturelle, l’étang est la plus vaste étendue d’eau de l’île.
Il abrite une flore et une faune exceptionnelles (cette dernière s’est faite discrète lors de notre visite).
Quelques aperçus de ce merveilleux site, avec notre apprentie guide :


Le décor est planté (sans jeu de mots !)
La cocoteraie offre ses majestueux palmiers alignés. Aucun d’eux ne doit gêner son voisin.
-« Ils sont gigantesques, à nous faire tordre le cou » précise Swanny avec sa candeur habituelle.
Depuis le pont métallique qui enjambe l’étang, Swanny admire cette vue inoubliable sur une partie du plan d’eau.
Sa berge Nord à la végétation verdoyante sert d’écrin à la palmeraie.
Dignes d’un peintre impressionniste, les reflets scintillants des arbres accompagnent un pêcheur solitaire qui s’amuse à taquiner le tilapia.
-« Alors, n’est-ce pas un joli coin de paradis ? » déclare Swanny charmée.
L’embouchure de l’étang et ses berges aménagées en parc boisé sont un site apaisant pour se ressourcer…

Savoir apprécier la sérénité des lieux…
Au loin, les Hauts de St-Paul, noyés dans la brume…
Regarder les papyrus et les liserons d’eau, et le temps qui s’écoule…
Ecouter la Nature et flâner en sa compagnie.
A la recherche des palmiers « bouteilles » plus trapus que les autres, avec leurs troncs si aisément reconnaissables…
-« Les apercevez-vous derrière moi ? » demande Swanny.
Tournant le dos au pont métallique emprunté tout à l’heure, Swanny se met en quête de jacinthes d’eau.
Ces jolies fleurs n’en sont pas moins invasives.
Assise sur un tapis de verdure fleurie, notre miss en apprécie, malgré tout, la couleur délicate et le doux parfum.
Les rives de l’étang se parent aussi d’hibiscus aux pétales fragiles (ici cette fleur est appelée « Mova »).

La berge Sud de l’étang présente un parcours ONF apprécié des piétons, cyclistes et joggers.
Il permet de rejoindre la forêt domaniale et le front de mer.
Le front de mer ?
– « Ah oui… la plage de St-Paul…On peut y aller aussi ? Juste pour son sable si particulier ! » insiste Swanny.

Les liserons d’eau sur la plage de St-Paul
Sont comme des lianes de couleur et des colliers de fleurs.

A l’occasion de cette escapade tropicale, Swanny a ressorti sa combinette « Fleur bleue » et ses souliers « Salomé » assortis, une CRéadeMyjanie réalisée en 2016, en fil coton fifty.
(Promenade proposée d’après souvenirs photos de famille de notre 2e séjour dans l’île en juin 2013).

Les amies,
je vous remercie de nous avoir rejointes (Swanny et moi), pour cette 13e découverte en terre inconnue.
Merci de votre intérêt, et pour votre esprit curieux qui nous accompagne fidèlement tout au long de nos périples virtuels.

A plus tard pour d’autres rencontres, en vous souhaitant une belle semaine.
Portez-vous bien !

Amitiés

Myjanie


Loupiots en escapade (12)

Bonjour les copinautes !

Je vous propose une nouvelle et 12 e découverte en compagnie de Miss Swanny, toujours partante pour voyager sur les longues distances. Eh oui, l’hémisphère Sud se mérite !
Pour tout bagage cette fois, une tenue légère, l’indispensable maillot de bains et un sourire aux lèvres de circonstance.
En avant ! La voici déposée en bordure d’Océan Indien, sur l’île de La Réunion.
Sur la côte Ouest, Saint-Leu nous accueille pour une expérience enrichissante dans le monde de KELONIA, l’observatoire des tortues marines.

Une situation stratégique : l’observatoire bénéficie de la proximité de l’océan pour l’alimentation des bassins en eau de mer. Tout près, la route N1 conduit vers le sud de l’île.

Kélonia participe aux programmes de recherche et de protection des tortues marines
à La Réunion et dans l’océan Indien. C’est également un musée doté d’un aquarium.
Sa terrasse offre une vue panoramique sur le lagon.
Des ronds dans l’eau dans l’un des bassins extérieurs :
Une 1e « nageuse » s’approche de notre guide.
L’as-tu remarquée petite Swanny ?
Swanny ne l’a pas vue venir.
Gentille tortue… Quelle surprise !
-« Mais… elle se dirige vers moi !
Pour sûr ! C’est une amie qui veut faire connaissance ! »
-« Comme tes pattes palmées sont longues ! Et quelle magnifique carapace !
– « Chez les tortues imbriquées, les grosses écailles s’assemblent les unes dans les autres comme des tuiles sur un toit » lui précise une dame en passant.
Swanny la remercie pour ses explications.
Mais une drôle de tête se dresse hors de l’eau.
– « Ne te sauve pas, petite ! Elle ne te veut aucun mal ».
Mais Swanny n’en est pas si sûre, et préfère s’éloigner un peu.
Dans sa petite tenue de bain, elle se met en retrait.
Cette surprenante tête brune ne lui inspire pas confiance.
Un coup de mâchoire est vite arrivé, se dit-elle.
En fait, c’est tout simplement l’heure du nourrissage.
Cette approche était bien motivée…
Le rituel ne varie pas. Façon « self service » !
La petite tête avance vers les morceaux déposés sur le rebord du bassin.
Un festin programmé et attendu.
Swanny, pensive, s’en veut un peu d’avoir eu peur de son amie.
Une méconnaissance des choses est souvent source d’inquiétude.
L’océan Indien héberge 6 espèces de tortues marines. Les plus rares sont celles aux carapaces imbriquées.
Leur longévité est de 45 à 50 ans.
Mais elles sont en danger d’extinction, victimes notamment de la pollution plastique, des bateaux de pêche, et du commerce des écailles.
L’observatoire Kélonia prend soin des tortues malades ou blessées.
Elles sont relâchées en mer une fois guéries, un touchant spectacle auquel assistent souvent les petits écoliers réunionnais.
Certaines plages de La Réunion sont des lieux de ponte privilégiés des tortues marines de l’océan Indien.

Swanny remet ses petits vêtements pour faire un tour à l’aquarium.
On lui a dit aussi qu’une surprise l’attend à l’intérieur du bâtiment, et elle se laisse guider jusqu’à une petite salle. Sur des tables, des cuvettes bleues sont alignées … comme autant de mini bassins où gigotent de minuscules spécimens.

-« Oh ! des bébés tortues ! Trop mignons, tout frétillants » s’écrie Swanny.
A peine de la taille d’une grosse noix, ils font l’objet de tous les soins. Un élevage attentif destiné à la préservation de l’espèce. Quelle attendrissante fin de visite !

Car l’heure est venue de quitter ce lieu instructif et ludique.
Juste encore pour saluer celle qui nage souplement dans le grand bassin, pour un ultime tête à tête avec elle :
-« Longue vie à toi, Dame Tortue. J’ai été heureuse d’apprendre à te connaître ».

Kélonia vient du grec Kheloné qui signifie tortue. Mais peut-être le saviez-vous déjà?
Les tortues marines font partie de la famille des chélonidés.

Les tortues marines sont des reptiles marins vieux de 110 millions d’années ! lui a dit la dame de l’accueil.
Swanny n’en croit pas ses oreilles.
Leur préservation est donc une nécessité et un devoir.

Pour cette escapade si particulière, Swanny porte sa tenue « Château de sable », une CréasdeMyjanie réalisée en juin 2017 (robe dos-nu, liquette et slip assorti). Un ensemble en fil bouclette idéal sous les Tropiques.
(Photos extraites de mon 1e séjour réunionnais en septembre 2010).

Chères copinautes,

Merci pour vos fidèles commentaires, et pour avoir visité avec Swanny cet observatoire – musée si particulier.
En espérant que ce dépaysement vous aura intéressées, je vous dis à bientôt pour d’autres découvertes (tricotées ou non).

Amitiés

Myjanie

Loupiots en escapades (11)

Bonjour les ami(e)s !

Et avant tout, je tiens à vous remercier pour vos bons voeux pour l’année toute neuve.
Je vous renouvelle les miens comme pour conjurer le sort, et faire se déployer « l’arc-en-ciel de la vie », et le retour du bonheur pour chacun(e) de vous.

Fanette s’est dit : « il faut faire un voeu » … qui a été aussitôt exaucé ! L’année a bien commencé pour elle.
Constatez ses yeux pétillants d’impatience à vous présenter son escapade fleurie en terre tropicale.

-« Envolez-vous avec moi, les ami(e)s !
Destination : mon « caillou » préféré de l’Océan Indien. »

-« En ce moment, dans l’hémisphère Sud… c’est l’été ! Le saviez vous ?
Alors profitons-en ! »


C’est vers l’île de La Réunion (2500 km2 où prospère une végétation tropicale généreuse) que Fanette a choisi de partir à la découverte de la reine des fleurs : l’orchidée, ou plutôt les orchidées.
On en trouve un peu partout dans l’île : bien sûr dans les jardins des « cases créoles », mais aussi à l’ombre des forêts humides, et en altitude.
Il faut les caresser du regard, mais ne pas les cueillir… Diverses et sauvages, elles inspirent respect et émerveillement, et doivent être préservées.

Ici, en bordure de la sinueuse route Hubert Delisle qui surplombe la route du littoral et l’Océan Indien.

A St-Leu, la serre du jardin botanique Le Mascarin nous invite à en admirer de plus près.

Certaines orchidées ont besoin du support d’autres plantes pour s’accrocher et se développer.
(Ce sont alors des orchidées épiphytes).

Des orchidées presque miniatures ici…

… mais il existe aussi des orchidées géantes à grands fleurs, comme les « orchidées tigres » jaunes tachetées de brun, dont chaque branche peut supporter jusqu’à 80 fleurs ! Mais Fanette n’en a pas vu lors de sa visite… Dommage !

Puis c’est à St-Pierre, dans le sud sauvage de l’île, que nous la retrouvons, car c’est jour de marché aux fleurs.
Les étals d’orchidées de toutes sortes envahissent l’esplanade, attirant de nombreux visiteurs.
Fanette se laisse guider par les passionnés de jardinage.

La variété est en effet au RdV pour décorer jardins et intérieurs.
Exubérance des tiges, chatoiement des coloris…
Fanette n’en croit pas ses yeux.
Pour certaines d’entre elles, leurs longues racines retombent jusqu’au sol comme des chevelures soigneusement peignées.
Et ces plants aux coloris éclatants qui attendent sagement d’être rempotés pour égayer un massif, une varangue, un coin de case…
-« Oui », constate Fanette, « même en me hissant sur cette rampe, je ne serai jamais aussi haute que ces magnifiques orchidées.
J’adore celles-ci, les violines, très élégantes et tout juste écloses. »
« Oh ! Ces boules d’orchidées douces comme le velours… et si parfumées.
Comment choisir ? » se demande la petite.

Parmi toutes les variétés, Fanette a réussi à faire son choix.
-« Myjanie aime les teintes violette, parme, violines, mauves… enfin vous savez bien, vous aussi ! »

C’est pourquoi, de retour de son voyage virtuel, elle ira faire un tour chez le fleuriste de son quartier. Elle ne regardera plus les orchidées de la même façon car elle se souviendra de ces merveilles réunionnaises qui grandissent sous les Tropiques… et dont le parfum lui rappellera son escapade d’aujourd’hui.
Elle achètera la plus petite orchidée violine, juste de sa taille, pour l’offrir à Myjanie, tout en espérant l’observer à bonne hauteur, chaque jour de l’année nouvelle.

Merci Fanette, pour cette touchante attention !

Pour cette saynète, la petite chipie porte sa robe « Gourmandise et scoubidou » réalisée pour elle en mars 2018.
Je vous remercie de l’avoir accompagnée dans sa découverte florale le temps de ce billet de retour au pays de l’Arc-en-ciel.

Merci pour votre fidélité et vos commentaires amicaux que je lis toujours avec un grand intérêt.

Prenez soin de vous et de tous ceux que vous aimez.
A bientôt, pour d’autres nouveautés tricotées.

Amitiés
M y j a n i e

Loupiots en escapades (10 bis)

Bonjour les amies ! Bon week end aussi !
Comme promis, voici la suite de notre escapade au pays de Sissi, en compagnie d’Héloïse
.

Nous l’avions quittée à Vienne, devant le monument érigé à la mémoire de l’impératrice Elisabeth d’Autriche (ICI).


Dans la proche banlieue de Vienne, s’étendaient autrefois de vastes forêts, hébergeant un pavillon de chasse prisé par la famille impériale. Aujourd’hui, en ce lieu se dresse un château, et s’étend un immense parc. « Une visite à ne pas manquer », se dit Héloïse.
Nous sommes à Schönbrunn, sur les pas de Sissi.
Ancienne résidence d’été de la famille impériale, ce « Versailles viennois » de l’époque de l’impératrice Marie-Thérèse, annonce en effet la couleur dès le début de la visite.
Il est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996.

1 – « C’est incroyable ! » s’égosille Héloïse, depuis l’immense cour d’honneur qui donne accès au château.
La longueur de la façade ? 180 m !
Un beau coloris ocre que souligne un double escalier monumental.
Un palais aux 1200 pièces.
– 2 – Des fontaines aux bassins rafraîchissants représentent fleuves et royaumes de l’empire.

-« Puis, derrière moi, les attelages de chevaux pour la balade dans les allées du parc…comme au temps jadis. » Héloïse se prend à rêver.
40 salles d’apparat sont ouvertes aux visiteurs, dont celles de François-Joseph et de Sissi.

Imaginez-vous en avril 1854 ! Les allées du parc sont éclairées de mille lampions pour accueillir la future impératrice Elisabeth. Elle vient de descendre le Danube en bateau, après un voyage romantique de trois jours. Le fleuve lui avait été réservé par l’empereur. Aucun autre bateau n’avait été autorisé à naviguer…
Hélas, rapidement, le palais ne fera pas bonne impression à la jeune Sissi.
L’atmosphère pesante, plus encore que le décor et l’absence d’intimité, lui fera regretter ses forêts de Bavière.
Mais son époux est né à Schönbrunn, et elle se devra de faire un effort pour tenter de supporter la lourdeur du protocole.

3 – A la recherche de sa présence invisible, nous découvrons la grande galerie (43 m de long), consacrée aux banquets et festivités de la Cour, C’est dans cette immense salle toute en dorures, stuc et lustres de cristal, que le jour de son mariage, Sissi reçoit les hauts dignitaires de l’empire.

Un peu plus loin, la chambre commune de Sissi et François-Joseph est touchante de modernisme : ici, Elisabeth peut partager la même pièce que son époux (une victoire pour l’époque), dans un décor plus simple : un mobilier de palissandre (dont 2 lits côte à côte), des murs tendus de soie bleue et blanche.

Comme pour la Hofburg, les photos ne sont pas autorisées : le cabinet de toilette, le « salon pour écrire » d’Elisabeth, le grand salon qui faisait office de salle à manger sont autant de témoignages d’une vie privée riche et intense, vécue au rythme des contraintes dues à la fonction.

Une demi-heure plus tard…
Le soleil nous invite à la promenade. Et Héloïse n’a qu’une idée en tête : trouver le chemin qui conduit à LA « fontaine ».

4 – Depuis l’arrière du palais, sur son gracieux perchoir qui domine le vaste parc à la française, elle hésite sur la direction à prendre. Puis finalement…
-« Traversons les jardins et les parterres d’arabesques fleuries, et que notre curiosité guide nos pas ! » déclare Héloïse.
5 – Le parc s’étend sur 2 km. Des fleurs ici, des massifs plus loin encore…
Comment être sûre de ne pas manquer la « jolie fontaine » ? Et si on questionnait un visiteur ? Peut-être qu’il l’aura déjà découverte ? »
-« Mais moi, je ne parle que le français! » se désespère Héloïse.

Un sifflement léger lui fait dresser l’oreille…
-« C’est par là-bas, derrière la charmille, me semble-t-il. »

6 – A l’abri des regards, la fontaine fait entendre son léger murmure.
Lors d’une partie de chasse, l’empereur Matthias découvrit en ces lieux une source qui donna son nom au château.
Schöner Brunnen » = Belle fontaine => Schönbrunn. Vous avez tout compris !

-« Ces deux galopins me font penser à Fabrice et Gaël. Je ne sais pourquoi » avoue Héloïse.
-« On ne bouge plus, les garçons ! Quelqu’un me prend en photo avec vous, en souvenir de notre rencontre.
Et puis, gentils loupiots de pierre, veillez à tout jamais sur cette adorable fontaine! »

7 – L’immense parc n’en finit pas de s’étirer, jusqu’à la Fontaine de Neptune en marbre blanc.
Oui, c’est bien lui, le dieu de la mer : il tient le trident…
Autant la précédente était petite et simple, autant cette fontaine-ci est impressionnante et démesurée !

Quel domaine somptueux ! Ici, une « ruine romaine aménagée avec les restes d’un château, là un surprenant obélisque, et des statues qui ajoutent douceur et poésie aux allées rectilignes du parc.
Puis le jardin devient un pré qui désire prendre de la hauteur.
8 – Que de monde par ici !
La colline à la verte pelouse mène à la Gloriette (1777), cet élégant arc-de triomphe avec terrasse panoramique.
La montée est un peu rude, Héloïse courbe l’échine. Mais les différents niveaux offrent des vues inoubliables.
9 – L’étonnant belvédère aux fines colonnades et au toit plat est surmonté de l’aigle impérial, un rappel du passage de Napoléon en Autriche.
Héloïse s’impose une halte pour reprendre son souffle.
10 – La vue sur le château et le domaine boisé de Schönbrunn est magnifique. La ville de Vienne et le clocher de sa cathédrale semblent si proches.
Et bel exploit ! Malgré sa longue robe de princesse, Héloïse est parvenue (non sans mal) jusqu’au sommet de la butte.

11 – Depuis la balustrade de la Gloriette, elle peut enfin profiter de la vue.
– « Adieu Schönbrunn. Adieu « Jolie Fontaine »!
Vienne m’attend pour la fin de mon escapade.

Avec, sans doute, le plus touchant des souvenirs de Sissi »…
12 – De retour à Vienne, direction l’église des Capucins à la surprenante façade rouille. Une crypte attenante contient 150 sépultures de la dynastie des Habsbourg:
12 empereurs et 17 impératrices y reposent.
Y trouverons-nous le caveau de notre Sissi ?
13 – C’est bien dans la Crypte François-Joseph (l’avant dernière salle de la Crypte impériale), que repose Elisabeth de Bavière, dont le cercueil fleuri en permanence, est orné de la couronne florale au ruban tricolore de la Hongrie (vert, blanc, rouge).
Au centre, le sarcophage de son époux (1830-1916) est posé sur un piédestal en marbre. A droite de ce dernier, se tient le caveau de leur fils Rodolphe qui se « suicida » en 1889 dans le pavillon de chasse de Mayerling.
C’est à Schönbrunn que se trouvait Sissi quand elle en apprit la terrible nouvelle à son époux.

Quel silence, dans ce lieu empreint de tristesse !
De son vivant déjà, Sissi était une personnalité de légende.
Elle fut hélas rattrapée par le hasard d’une épouvantable « rencontre » : un RdV qu’elle n’avait pas choisi, se trouvant au mauvais moment sur un quai de Genève, juste avant de prendre le bateau avec sa fidèle dame de compagnie.
Un RdV malheureux avec le destin, le 10 septembre 1898.

Alors comment venir à Vienne sur les traces de cette femme singulière, sans cet ultime hommage devant sa tombe ? Etait-ce pensable ?
J’espère que vous en apprécierez tout simplement la nécessaire évocation dans ce billet.

Notre escapade s’achève à présent.
Un grand merci à vous, les amies…

pour avoir accepté cette visite en terre viennoise, avec la douce présence d’Héloïse, petite Princesse de ce jour
,
et pour avoir pris le temps de lire ce billet.

Nous vous disons à bientôt.
Portez-vous le mieux possible.

Amitiés.

Myjanie (et Héloïse)

Loupiots en escapade (10)

Bonjour les amies ! J’espère que vous allez bien.
Et si l’on partait en Autriche, sur les traces d’un mythe, à la recherche d’une réalité: une femme d’une grande beauté, une impératrice d’une grande modernité.

Et qui mieux que ma Princesse Héloïse pouvait nous servir de guide et partir en quête d’une autre Princesse ?
Elisabeth, née Duchesse de Bavière, et surnommée SISSI, est aujourd’hui le thème de cette escapade romantique au charme toujours vivace.

Partons sur les pas de cette femme d’avant-garde, discrète et fragile, et éprise de liberté.

Les photos présentées ont été prises lors de notre séjour à Vienne en 2009.
(à l’exception de 3 photos empruntées sur le Net, les musées interdisant tout APN pendant les visites).

Sissi, une personnalité singulière,
une princesse sauvage,
une cavalière émérite,
une femme pudique, à l’écoute des autres, dont la volonté première était de ne pas déranger et d’être anonyme.

Peu de ressemblances entre la « vraie » Sissi et l’héroïne de la triologie cinématographique dont l’adorable R. Schneider fut l’inoubliable interprète. Mais le souvenir en reste intact … Les films « à l’eau de rose » font du bien, et ajoutent à la rêverie.

1 – C’est ici, dans l’église des Augustins, qu’en 1854 Sissi épouse son cousin François-Joseph, empereur d’Autriche.
Elle a 16 ans, et lui 22.
Une cérémonie majestueuse dans un superbe décor gothique.
2 – La Hofburg (le palais de la cour) situé sur la Michaelerplatz :
En forme de demi-cercle, cette partie la plus ancienne du palais impérial est ornée de fontaines et statues monumentales. Il deviendra la résidence d’hiver de la famille impériale, une « prison « dorée » qui ne convenait pas aux aspirations de Sissi, à sa fragilité, ses goûts simples et son caractère romantique.

3 – Héloïse est comme Sissi : elle adore les chevaux.
La jeune souveraine aurait apprécié cette adorable petite amazone… un peu téméraire.
L’accès du palais se fait par le porche, juste derrière.
Sur les 2600 pièces du palais, une vingtaine d’entre elles sont ouvertes à la visite.
4 – Les somptueux appartements impériaux restaurés et aménagés dans un souci d’authenticité nous offrent 19 salles officielles et privées, et … des enfilades interminables de couloirs qu’Elisabeth détestait.
Sa chambre à coucher faisait également office de salon (le lit était alors masqué par un paravent).
Le cabinet de toilette est agrémenté d’anneaux: Sissi entretenait ici sa condition physique et sa ligne.
Comment s’habituer à la lourdeur de ce faste, à la rigueur du protocole qui lui était imposé ?
-« Pauvre Sissi ! » s’exclame Héloïse en l’imaginant nostalgique de son enfance libre au contact de la nature.
5 – Sissi était une incomprise, trop en avance sur son temps: elle avait fait aménager une salle de bains, avec une baignoire en métal que son entourage dénonçait « comme un signe évident d’anarchie. »
Mais Sissi se moque de choquer par ses audaces !
Héloïse est émue : c’est dans ses appartements que Sissi parvient à supporter sa vie, le moins mal possible.

Les appartements de François-Joseph très accaparé par ses hautes fonctions impériales, témoignent aussi de l’attachement de celui-ci à sa fragile épouse. Dans son cabinet de travail, est accroché le célèbre tableau de Sissi, à 28 ans, peint par Winterhalter. Le portrait n’a jamais quitté cette pièce.


6 – Un peu plus loin, le merveilleux musée Sissi occupe 6 salles de l’aile Amélie.
Au bout du corridor, la silhouette de l’impératrice semble nous attendre, comme une présence.
Le mythe d’une personnalité hors du commun y est mis en lumière : son goût pour la poésie romanesque et mélancolique, son culte de la beauté dans lequel elle se réfugie, son obsession de la minceur qui la mène peu à peu vers l’anorexie, sa passion des voyages, ses exploits sportifs…





7 – Une magnifique statue de l’impératrice nous accueille à l’entrée de ce musée axé plus particulièrement sur sa vie privée.
Un hommage émouvant à celle qui disparut à Genève à l’âge de 61ans, sous le coup de poignard d’un anarchiste illuminé.
Sont exposés avec délicatesse ses bijoux, ombrelles et éventails, et nombreux objets personnels: ses poèmes, ses porte-bonheur et gris-gris dont elle aimait s’entourer, les remarquables portraits signés G.Raab et F.X. Winterhalter…
Mythe et réalité se rejoignent dans l’extraordinaire itinéraire de vie de Sissi, à la fois Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie.



8 – Un peu troublés par tant de témoignages précieux, nous quittons la Hofburg pour une promenade qui embaume dans les allées de la roseraie du Voksgarten, le 1er Jardin de Vienne ouvert au public.
Et dans l’angle ouest du jardin…une émouvante surprise attend Héloïse.

9 – Comme à l’abri des regards, un monument discret à la mémoire de l’impératrice Sissi se dresse entouré de verdure et de vasques fleuries.
Une pièce d’eau, quelques marches, un piédestal orné de guirlandes, et la statue de Sissi, sereine et touchante de réalisme.
Héloïse emprunte l’allée étroite qui conduit jusqu’à elle.
10 – En bas-relief, une couronne sculptée en hommage à la souveraine attire son attention.

– « Bonjour Elisabeth » balbutie Héloïse, en esquissant une timide révérence.
Sissi est représentée dans sa légendaire beauté, discrète, apaisée et touchante, deux chiens semblant veiller sur elle fidèlement.

(A suivre)

C’est dans ce décor (que Sissi aurait sans doute apprécié), que nous faisons halte aujourd’hui.

En effet, je vous propose de poursuivre cette promenade sur les pas de Sissi dans notre prochain billet.

Pour cette balade viennoise, Héloïse a revêtu sa toute première tenue CReasdeMyjanie2 nommée Fleurs de givre réalisée pour elle en 2019 pour son 1er Noël.

En espérant vous retrouver bientôt, pour la suite et fin de notre escapade...
Portez-vous bien, Bon week end,
et merci de votre visite et pour vos commentaires encourageants concernant mes balades-découvertes.

Amitiés
Myjanie

Loupiots en escapade (9)

Salut les amies !

L’heure est venue de repartir en escapade, loin, très loin…, dans le 974 (département de La Réunion).

Fabrice qui s’y était aventuré jusqu’à La Cascade Niagara (ICI) puis sur les terres du volcan de La Fournaise (ICI) a cédé aujourd’hui sa place de globe-trotter à la gentille Manuelle.

L’excursion nous mène dans le sud de l’île, à la découverte de l’église de Piton-Ste Rose, l’une des plus célèbres de l’île.

Dès notre arrivée, une pancarte nous interpelle.
Coulée 1977.
Rassurez-vous, les amies ! Aucun danger aujourd’hui !

Voici l’entrée de la petite église, un édifice marqué par un événement hors du commun.
Admirez sa façade aux teintes pastel, et son beau clocher un peu en retrait.
Avançons-nous, les amies !


Je vais vous conter une histoire.
Une nuit de mars 1977 (oui, cela ne date pas d’hier, je sais),
IL s’est réveillé tout à coup. IL a profité de la nuit, comme pour surprendre les habitants endormis.
Le Piton de La Fournaise est sorti de son enclos, ouvrant plusieurs fissures sur le flanc nord où s’étendait le paisible petit village de Piton-Ste Rose.



La coulée de lave 1977 est encore dans toutes les mémoires.
Elle atteignit très vite la gendarmerie et les premières habitations, obligeant les habitants à fuir dans l’urgence.
Mais… l’église ? Quelle terrible masse noire domine son entrée !

Le volcan déversa son magma jusqu’à l’église.
Qui aurait pu imaginer un tel phénomène ?
La lave atteignit l’entrée de la bâtisse, en l’obstruant jusqu’au 1/3 de sa hauteur.
Constatez l’amas de lave figée, toujours visible.
Coucou, je suis là! J’ai pris l’escalier pour vous montrer de plus près.
Il se passa en effet une chose incroyable. Tandis que des dizaines de cases étaient ensevelies, la fureur des éléments s’arrêta ici, à l’entrée de l’église.
La lave contourna l’édifice, comme pour le préserver.
C’est impressionnant à imaginer. Sauvé in extremis, comme par miracle.
L’intérieur sobre de l’église invite au recueillement et au souvenir de cette terrible nuit.
J’avoue que j’en suis très émue. Vous aussi peut-être ?
Les vitraux sont inspirés de cette éruption la plus dévastatrice connue à cette époque.
(Vitraux du vitrailliste Guy Lefèvre, restauration 1979)
Regardez le long des murs, les traces de basalte craché par le volcan.
En contrebas, derrière le clocher, un sentier de randonnée passe sur la coulée de 1977, puis longe le littoral, comme si de rien n’ était… Le volcan fait partie de la vie de chaque réunionnais.

Face à cette église alors dénommée Notre Dame des Laves, s’élève aussi une statue dédiée à la Vierge Marie.

La statue originelle avait été installée face au Grand Brûlé, ce flanc de montagne, sorte de déversoir naturel du volcan, défiguré par les nombreuses coulées destructrices, Elle fut ainsi maintes fois déboulonnée, et retirée lors des coulées dévastatrices de 2002, 2005 et 2007.

La statue de la « Vierge au parapluie » a été refaite depuis.
Très vénérée par les Réunionnais, elle est décorée de nombreux ex-voto, et accueille chaque année une foule de pèlerins pour la fête mariale du 15 août.
Manuelle a voulu voir de plus près les témoignages de cette ferveur religieuse toujours vivace.

Elle se demande si un jour cette douce « Vierge au parapluie » retrouvera sa place initiale sur son socle de basalte, face au Grand Brûlé…
-« Il faudra que je revienne, pour vérifier » promet Manuelle.
-« Je t’accompagnerai volontiers » ajoute Myjanie les yeux brillants.

Onze années se sont écoulées depuis notre séjour et nos photos prises en cette occasion.
L’espace aux abords de l’église ND des Laves a été réaménagé avec jardin et aire de parking, transformant nos souvenirs en y ajoutant une touche de nostalgie que Manuelle ne connaîtra pas.

Notre petite guide nous a emportées au coeur de cette histoire extraordinaire mais vraie.
Je vous remercie de vous être jointes à elle pour cette escapade en terre tropicale.

Pour cette rencontre réunionnaise, Manuelle porte l’ensemble « Jonquille » réalisé en mars 2016, composé de 5 pièces :
une salopette chinée, une tunique, une visière et des chaussures jaunes, ainsi qu’un sac orange crocheté.
(Cet ensemble CReasdeMyjanie n’est plus en ma possession).

A bientôt les amies.
Prenez soin de vous et des vôtres, et passez un bon week end.

Amitiés

Myjanie

Loupiots en escapade (8)

Bonjour les amies voyageuses !

Nous espérons que vous allez bien.

Les loupiots apprécient les îles, où ciel bleu rejoint souvent mer turquoise et soleil généreux.

C’est une île de Méditerranée qui sert de toile de fond à notre escapade d’aujourd’hui.

Située juste au sud de la Corse, s’étend une île italienne : la Sardaigne, toute en contrastes et diversités.
Avec ses 2000 km de côtes, c’est la 2e grande île méditerranéenne après la Sicile.

Swanny fait partie de la balade, pour nous en faire découvrir quelques aspects incontournables
.

Les photos sont issues de notre périple sarde réalisé en juin 2014.
Je vous invite à une escapade ensoleillée, en car de tourisme grand luxe.
Attachez vos ceintures !


Une 1e virée sur les hauteurs de la « Costa Smeralda » (Côte d’Emeraude).
Ses larges baies, ses calanques découpées offrent leurs eaux transparentes aux coloris changeants.
Une succession de jolies plages et de criques dentelées.
Swanny s’imagine faisant trempette au bord de l’eau.
Plus tard, sans doute…
L’intérieur de l’île est montagneux, et sur la RN 134 qui mène à Castelsardo, se dresse une silhouette étonnante.
-« On s’arrête ! » annonce Swanny qui en profite pour s’asseoir sur la barrière d’accès.
« C’est la « Roccia dell’elefante. » Myjanie m’a raconté. « C’est devenu une attraction. »
Son origine ? Une grande masse de pierre se serait détachée d’un énorme complexe rocheux, et aurait roulé le long de la vallée.
Puis l’érosion a fait son travail, donnant à ce rocher son allure « éléphantesque. »
Cette curiosité naturelle est appelée aussi « roche perforée », des tombes néolithiques et des bas-reliefs ayant été découverts à l’intérieur.

« Le ciel et la mer se confondent »… Swanny voudrait entonner cette célèbre chanson.
Mais le panorama est à couper le souffle. Tel un bijou posé sur un rocher, le magnifique village de Castelsardo se dessine sur ciel azur, avec ses maisons colorées accrochées à la falaise, que dominent son château médiéval et ses remparts.
Notre guide en reste bouche bée.
Balade dans Castelsardo : l’original clocher de l’église St Antoine aux tuiles vernissées semble veiller sur la ville historique.
Dans les ruelles, les traditions de l’art populaire sarde s’affichent avec bonne humeur.
Swanny est attirée par cette vénérable mamie qui réalise ses délicates dentelles (paraît-il toujours sans lunettes).
-« Quelle superbe travail ! se dit Swanny.
« Et surtout quel adorable sourire ! »

Le centre de la Sardaigne offre des paysages plus escarpés.
Mais pas question de manquer le village d’Orgosolo, investi par les artistes.

A 620 m d’altitude, l’art populaire s’étale sur ses murs, en plus de 200 fresques et trompe-l’oeil.
Internationalement connues, les « Murales » d’Orgosolo (se dit « mouraless ») sont peintes sur les murs des maisons, des magasins et des bâtiments officiels comme la gendarmerie du village.
Les « murales » véhiculent souvent un message humanitaire ou politique, rappellent des événements historiques ou des faits de société, et plus récemment présentent des scènes de la vie quotidienne sarde.
Orgosolo est le village du Street Art par excellence. Ses oeuvres sont particulièrement protégées.

Swanny vous présente l’une d’elles que je traduis pour vous :

Quand les premiers missionnaires arrivèrent en Afrique, nous possédions la terre et eux avaient la Bible.
Alors, nous avons fermé nos yeux, et nous avons prié.
Quand nous les avons ouverts à nouveau, nous avions en main la Bible et eux possédaient la terre.
(Desmond Tutu, Evêque anglican d’Afrique du Sud)


Quelques « murales » évoquent les préoccupations de notre époque tourmentée :


La visite de ce village Street Art ne laisse pas indifférent, offrant à ses promeneurs des thèmes de réflexion toujours d’actualité.

Plus au nord de l’île, le maquis méditerranéen triomphe avec ses chênes-lièges majestueux et d’un autre temps, que l’homme protège dans le plus grand respect. Saviez-vous qu’après extraction méticuleuse d’une couche de chêne-liège, celle-ci met 10 ans pour se renouveler ? Cet arbre est un don de la nature, et les Sardes le savent bien.

Ci-dessous, une carte en liège présente un berger sarde et ses moutons.
Derrière lui, un « Nuraghe, » sorte de ruine en pierre semblable à une grande ruche.


Les lieux les plus escarpés sont parsemés de ces tours rondes typiques, en forme de cônes, traces d’une civilisation assez méconnue et plus que millénaire d’un peuple de bergers et de paysans. Il en existe plus de 7000 dans toute l’île.

Mais il est temps de vous quitter.
Nous espérons que ce périple vous aura intéressées. Merci de l’avoir fait avec nous.

Pour l’occasion, Swanny porte une robe à smocks nommée « Pantine et Pantinet », une CReasdeMyjanie2 réalisée en mai 2019. (cette créa n’est plus disponible).

Swanny et moi vous remercions de votre fidélité à nos petites escapades.

Amitiés

Myjanie

Loupiots en escapade (7)

Bonjour les amies voyageuses !

Les escapades se suivent, et ne se ressemblent pas !

Marie-France s’est proposée de vous emmener au Portugal, et plus spécialement dans la vallée du Douro.
Souvenirs d’un voyage organisé en mai 2016, ensoleillé et chaud.


Le Douro : quelques précisions sur ce fleuve impétueux :

Il prend sa source en Espagne pour se jeter dans l’Océan Atlantique entre Porto et Vila Nova de Gaia, au Portugal.
Sur ses 765 km de long, il devient complètement portugais sur les derniers 206 km de son cours.
Le Douro marque la frontière entre Espagne et Portugal sur 120 km environ.



Bonne échappée belle, en compagnie de Marie-France, ma dame d’antan !

Autrefois voie navigable utilisée pour le transport des fruits et du vin de Porto, le Douro fournit de nos jours une grande partie de l’énergie électrique du pays, grâce à une dizaine de barrages à écluses qui en ralentissent le cours. Ses lacs de retenues permettent l’irrigation des terres cultivables. La beauté des paysages a aussi favorisé le développement de croisières très appréciées des touristes.

-« Allons voir de l’autre côté du barrage. »
Oh, ça bouillonne par ici ! Le Douro serpente avec vigueur. Ses berges sont protégées en tant que parcs naturels.
Depuis décembre 2001, l’UNESCO a inscrit la vallée du Haut Douro au Patrimoine mondial de l’Humanité dans la catégorie des paysages culturels d’une exceptionnelle beauté.
-« Suivez-moi! Le chemin qui conduit aux champs de ceps est étroit.
Attention à ne pas tomber! Il y a beaucoup de pierres aussi. »
-« Les collines aménagées en terrasses sont couvertes de vignes formant un immense tapis vert. »

-« Ici, c’est le pays d’une viticulture réputée : celle du Porto… et du « Vinho verde. »
Un « vin vert » non par la couleur, mais issu de vendanges précoces et d’une fermentation courte.
Il s’agit en fait d’un vin blanc (tendant au jaune) ou rouge foncé (vino tinto). »


-« J’aime ces côteaux et leur démesure organisée par le travail de l’homme.
Que cette vallée du Haut Douro est magnifique ! »

-« Les vignobles les plus réputés affichent leurs noms à flanc de collines.
Leurs versants offrent leurs alignements d’oliviers que l’on domine depuis la Quinta dont on voit l’élégant muret de pierres. »

-« Et le Douro emprunte aussi la couleur de ses vergers escarpés et de ses hautes forêts.
La route longe le fleuve, comme pour l’escorter jusqu’à sa destination finale : la superbe ville de Porto.
Notre car (« de touristes en canapé ») nous attend pour la suite de l’excursion. Oui, c’est bien le blanc ! »
Magnifique ville de PORTO !
Sur la rive droite du Douro, s’étire le quai du quartier populaire et coloré de la Ribeira.
Au mouillage, quelques anciennes embarcations à fond plat (« barcos rabelos ») semblent prêtes à lever l’ancre pour le transport du célèbre nectar.

-« Attention Marie-France ! Tu me fais peur ! Le parapet est étroit ! »
-« Pas d’inquiétude ! Je vous rejoins, les amies ! »
-« OUF ! Cette dame d’antan sait aussi jouer les chipies ! »

D’ailleurs, avant de vous quitter, elle vous invite à partager le verre de l’amitié… Un petit Porto bien sûr, à déguster avec toute la modération nécessaire, cela va sans dire, mais … c’est toujours beaucoup mieux de le rappeler, n’est-ce pas?

Et les verres tintent joyeusement…sous le regard pétillant de Marie-France !

A l’occasion de cette escapade portugaise, Marie-France porte une robe CReasdeMyjanie violine et turquoise que j’ai créée en 2017, et nommée « Jacaranda », du nom de ces arbres aux belles fleurs violette, rencontrés pour la 1e fois lors de mon séjour au Portugal. (Cette tenue pour poupée de 43 cm n’est plus en ma possession).

A plus tard, les amies, en vous souhaitant d’ores et déjà un week end paisible ou actif, selon vos envies…
Merci de votre fidélité.

Amitiés

Myjanie

Loupiots en escapade (6)

Bonjour les amies !

Merci de nous rejoindre pour cette nouvelle escapade.
Pendant l’été 2018, nos pas nous avaient conduits en pays angevin, à 25 km de Saumur.

Par un après-midi caniculaire, le village de Rochemenier nous a accueillis, nous permettant de découvrir le monde insolite de l’habitat troglodytique.

Un vocabulaire pour s’y retrouver :

Le troglodyte (« troglo, » qui vient du grec caverne) est la maison souterraine, mais aussi l’habitant qui y vit.
Et c’est également un petit oiseau qui niche dans le tronc des arbres.

Le Saumurois est une terre de carrières la plus vaste d’Europe (1500 Km de galeries).
C’est le domaine du tuffeau, cette roche calcaire tendre, facile à travailler quand elle est humide, et qui devient dure une fois sèche et taillée.
C’est aussi le domaine du falun, cette roche âgée de 10 millions d’années composée de fossiles de coquillages et de poissons (traces d’une vie marine qui s’est stratifiée sous l’effet des marées
).

Les hommes ont exploité ces carrières tout d’abord pour s’y réfugier, et au fil du temps, pour y vivre.

Pour découvrir avec nous cet étonnant monde souterrain, voici Gaël, un petit ami calme et curieux.

Bonne visite en sa compagnie !

Le Musée-Troglo de ROCHEMENIER

-« C’est vaste. Une grande cour pour jouer, et tout plein de cachettes…
Fabrice aurait aimé ce joli village ».

Le village-musée de Rochemenier est composé d’anciennes fermes souterraines creusées dans la roche de falun.

Sur les 40 troglos situés dans le village, le musée en présente 2 avec leurs pièces d’habitation et leurs dépendances.

Des habitations pour les hommes, et les animaux…
Dès le Moyen-Age, les paysans creusaient la cour de leur ferme comme une carrière à ciel ouvert.
Puis autour, ils creusaient des cavités destinées à leurs habitations.
-« Je commence par ici… Il y a de nombreuses salles et…
Oh comme il fait bon visiter à la fraîcheur ! Venez avec moi ! »
On y découvre une collection de meubles, des objets anciens, des outils de travail qui attestent d’un étonnant art de vivre unique en Val de Loire.
-« Big Chef aurait apprécié cette visite. Les objets du passé sont un peu ses « dadas » pense Gaël.
Un peu plus tard, à l’ombre des frondaisons, Gaël réfléchit. Quelques bruits familiers parviennent jusqu’à lui.
-« Ah oui, le poulailler! » s’écrie le galopin.
« J’allais l’oublier ! Il y a aussi un poulailler ! »
-« Coucou, les filles ! Vous êtes super. Mais où se cache monsieur Coq ? »
Les poules vaquent à leurs occupations : picorer, courir, caqueter… en toute liberté.
Gaël décide de poursuivre sa visite.
Ici, un porche élégant nous mène vers d’autres pièces. Le passé ressurgit, comme gravé dans la pierre. Nous apprécions l’intimité des lieux. Nous imaginons la vie de leurs habitants.
Le site s’étend sur 1 hectare. D’ici, on aperçoit en contrebas les dépendances qui abritent le matériel agricole.
Et sur la droite, la suite du troglo, tel un nid douillet à demi-caché par une abondante végétation.
Partout, le tuffeau et la pierre ocre de falun cohabitent secrètement.
Allons voir plus bas, vers l’escalier…
« Wouah »… s’extasie alors Gaël subjugué.
Des jeux de lumières, des formes étranges, d’énormes piliers soutenant une large pièce : voici la chapelle souterraine du village.
Dans une autre salle, en gardien du précieux mobilier qui l’entoure, un jeune garçon, tout de blanc vêtu, semble attendre un visiteur attentionné qui s’intéressera à lui.
-« Un petit communiant du temps jadis… Je vais aller lui causer un peu » se dit Gaël.

Mais le bel enfant reste muet, figé dans le temps, malgré les douces paroles de notre petit guide un peu désappointé.
La visite s’achève bientôt. Le dernier espace de ce musée présente une habitation troglodytique moderne.
Un seuil fleuri nous invite à en découvrir l’ultime salle.

Et puis c’est l’adieu à ce monde minéral hors du commun,
et à notre apprenti-guide de ce jour…
qui vous salue, reconnaissant de l’avoir suivi dans cette escapade si particulière.
A bientôt, Gaël !


Chères amies,
Si vous passez en Anjou, dans le secteur de Doué-la Fontaine, Saumur et Cholet, Gaël et moi vous recommandons la visite de ce site joliment préservé où la culture est gravée dans la pierre.

Prévoyez une petite laine afin de profiter au mieux de la fraîcheur de ces intérieurs chargés d’histoire.

C’est un univers dépaysant et insolite que nous espérons vous avoir fait découvrir au fil de ce billet.

Pour cette escapade, Gaël porte un petit short blanc, et une tunique aussi ensoleillée que ce Val de Loire estival inondé de lumière.
Il s’agit d’une tenue CReasdeMyjanie réalisée en mars 2017. (je n’ai plus cet ensemble en ma possession).

Je vous donne RdV pour d’autres partages dans un prochain billet.

Bon WE, et merci de votre fidélité à mon univers, et pour vos commentaires motivants.

Amitiés

M y j a n i e